23déc/093
Scandale de la direction générale du HCDS – Le verdict est tombé au tribunal de Djelfa
Le tribunal de Djelfa a rendu hier son verdict dans l’affaire du Haut-Commissariat au développement de la steppe (HCDS) après avoir mis le dossier en délibéré le 8 décembre dernier, a-t-on appris de source proche du dossier.
Ainsi, l’ancien haut-commissaire du HCDS, B. K., écope d’une peine de 4 ans de prison ferme et d’une amende de 6 millions de DA, alors que le procureur avait requis 5 ans. Le tribunal a notamment retenu contre le concerné le chef d’inculpation de dissipation de deniers publics. L’ancien directeur régional de M’sila a, lui, été condamné à 3 ans de prison ferme par le tribunal qui a prononcé la même peine contre un entrepreneur local.
Radar
Liberté
Commentaires (3)
Trackbacks (0)
(Souscrire aux commentaires de cet article)
Aucun trackbacks pour l'instant
24 décembre 2009
Des crédits faramineux ont été alloués au titre de la protection et de la mise en valeur de la steppe et de l’Atlas saharien – le propos ici se limite aux opérations de reboisement dans la wilaya de Djelfa.
L’intérêt général commande que soit établi par daira et commune le bilan des interventions du secteur des forêts pour les décennies 1960-1969, 1970-1979, 1980-1989, 1990-1999, 2000-2009.
Il serait tout aussi digne d’intérêt de connaître ce qu’il est advenu des travaux du H.C.D.S. pour les périodes 1981-1989, 1990-1999, 2000-2009. Grim
3 avril 2010
C’est bizarre que personne n’ait répondu à Grim qui semble touché par le problème du reboisement. Le développement de la steppe, qui a souffert avant tout de surexploitation, passe par une gestion raisonnée ou durable de ses ressources. Le HCDS a hérité d’un scandale hérité de son ancien « patron » impliqué semble-t-il dans une autre affaire étrangère au HCDS. Le travail que réalise le HCDS actuellement par la mise en valeur de terres « Beïlek » et leur location aux éleveurs, est efficace. Enfin, après des décennies d’exploitation minière de la steppe, un semblant de restitution: rendre un peu à la steppe ce qui appartient à la steppe.
5 avril 2010
Merci Monsieur Aida d’avoir trouvé de l’intérêt à mon articulet. Ce n’est pas tellement à moi qu’il faudrait s’adresser mais à l’immense majorité de la population de la wilaya qui sera de plus en plus confrontée à la désertification si les responsables en charge des questions relevant de la conservation de la nature ne changent pas leur attitude vieille maintenant de plus de quarante ans et qui consiste à utiliser les ressources de la Communauté à leur profit personnel exclusif. L’exemple deu HCDS est édifiant; tôt ou tard on évoquera également les ressources allouées à l’administration forestiêre par exemple et dont personne ne peut dire l’usage qui en a été fait. Quant les statistiques de la wilaya font état de reboisements couvrant plus de 60 000 ha, il suffit de balayer le territoire couvert par l’imagerie Google Earth par exemple pour se rendre à l’évidence: le chiffre est une pure vue de l’esprit.
Le 5 décembre 2009 est survenu un fait d’une grande importance pour ce qui est de mes préoccupations de forestier: pour la première fois le territoire de la grande afforestation de Moudjebara pouvait être observé depuis le bureau ou le domicile de tout un chacun. Les responsables forestiers ont toujours refusé de transmettre la moindre information vérifiable sur ce qui peut être considéré comme l’une des oeuvres notables de l’Algérie post-1962. On ne peut comprendre ces réticences que depuis environ un quadrimestre parce que ce que révèlent les images satellitaires n’est pas, mais pas du tout alors, à porter à l’actif des dignitaires du secteur forestier, des notables de l’écologie végétale et des apanagistes de l’Environnement dont plusieurs d’aillieurs sont originaires des Monts des Ouled Nail.
Je travaille d’arrache-pied pour pouvoir interpréter ces images mais comme je ne suis pas aidé, il est probable que plusieurs mois soient encore nécessaires pour me faire une première idée sur ce qui s’est réellement passé dans cette région chère à mon coeur et pour laquelle certains -je pense par exemple à Abdelhamid Bérini- ont payé un prix élevé afin que l’Algérie ne soit pas uniquement un pays de ventres.
Il va sans dire que je vous ferai part des résultats de ma recherche même si je peux déjà affirmer, à mon incommensurable déception, que la gestion de ce projet par l’administration de Salah Rouchiche -au titre de l’ONTF- fut à proprement parler un désastre.
À bientôt donc sur ce sympathique espace. Grim