Djelfa
13jan/102

Djelfa, Une wilaya en plein essor

En marge de notre passage avec les «hommes de la Protection civile» dans la wilaya de Djelfa, nous avons été reçus par le wali, Ahmed Hamou Touhami, qui s'est longuement exprimé sur le développement de la wilaya et les besoins des populations locales. Il a passé au peigne fin l'évolution qu'a connue Djelfa dans divers domaines, notamment durant ces dernières années.
«Ce qui me réjouit le plus, c'est l'introduction du gaz naturel qui touche aujourd'hui 23 communes sur 36», raconte M. Touhami qui fera savoir que 5 autres seront alimentées prochainement. Un taux de couverture de 79% estime-t-il, dépassant largement la moyenne nationale.

Interrogé sur la résorption de l'habitat précaire, le wali a fait savoir que sur les 11 147 habitations recensées en 2007, un programme de 7500 logements a été réalisé en attendant 400 autres. Dans le domaine de l'éducation, le premier magistrat de la wilaya s'est réjoui que toutes les communes sont dotées d'au moins un collège, alors que les lycées de la wilaya couvrent largement la population à raison d'un lycée pour 3 communes. Il reconnaît cependant que la wilaya a un fort taux d'analphabétisme «qui était de 54% mais qu'on a ramené à 34% en 2009». Le ramassage scolaire demeure, malgré les efforts, insuffisant. Avec un parc de 72 bus, nous avons un manque de 40 autres bus», a-t-il dit.

Dans le domaine de la santé, la wilaya dispose également selon lui de 3 hôpitaux, 8 polycliniques dont 4 en voie d'achèvement, une annexe de l'institut pasteur ainsi qu'un complexe mère/enfant (célibatorium) de 120 lits, en plus de l'hôpital algéro-cubain. «Nous allons tendre vers une couverture moyenne de 1 pour 1100 lits», commente M. Touhami, qui nous informe que plus de 80 médecins spécialistes exercent à Djelfa.

Même si la wilaya de par son cheptel estimé à 4 millions de tête est considérée comme «riche», le wali estimera que «des poches de pauvreté subsistent encore», comme à Oum Laadham et Sidi Beyzid. Interrogé par Le Temps d'Algérie sur le chômage, l'emploi et l'investissement dans la wilaya, le wali se désolera que les jeunes de sa commune ne «veulent pas travailler». Il cite les 3600 locaux commerciaux destinés aux jeunes dans le cadre des «100 locaux par commune» dont 2800 attribués. Pour lui, les bénéficiaires en font par la suite «du business», les louent à d'autres et… retournent à leurs moutons.

S. M.
Le Temps d'Algérie

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Commentaires (2) Trackbacks (0)
  1. La wilaya de Djelfa dispose d’une importante expérience dans les domaines de l’aménagement forestier, de l’économie forestière, de la lutte contre la désertification par le reboisement, des pépinières forestières, des bandes routières de reboisement…
    L’université de Djelfa pourrait se fixer comme objectif de traiter de ces thèmes dans le cadre de mémoires de fin d’étude par exemple. J’y apporterai une contribution éventuellement.

  2. Il n’y a plus que les journalistes médiocres en mal de copie et la radio aux ordres qui tentent de donner un semblant de crédibilité à une administration locale ( y compris sa branche « élue »)totalement dépassée et dont le principal souci est de dépenser le maximum de fric sans se prendre les doigts dans le tiroir-caisse.
    Où est le programme de développement de la wilaya ? On nous parle de milliers de locaux commerciaux comme réponse au probléme récurrent du chômage, nos enfants sont ils destinés à devenir revendeurs de « chinoiseries » parceque Mr le wali est à court d’idées ?
    Les jeunes « qui ne veulent pas travailler » en sont empêchés par leurs responsables qui ne « savent pas travailler » .
    Nous pourrons toujours nous consoler en pensant que nos mendiants et nos innombrables SDF dorment sur des trottoirs refaits à neuf tous les deux ans, sous la lumière de lampadaires toujours neufs et qui valent à l’unité le maigre salaire mensuel d’un député menacé d’obésité !
    Mr le wali est dans son rôle quand il débite ses statistiques, il défend , sans grande conviction, un bilan auquel personne ne croit, pas même lui ! Les « poches de pauvreté » dont il parle, prennent des allures de gouffres qui dévorent nos enfants, victimes d’une bureaucratie sans coeur et sans talent ! Tant pis pour nous, nous ne méritons pas mieux !


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