Djelfa
13mai/102

Université de Djelfa : Le satisfecit de Haraoubia

Le ministre de l’Enseignement supérieur, M. Haraoubia, a visité, jeudi dernier, les installations universitaires de Djelfa et s’est émerveillé du progrès accompli par cette université.
Pour rappel, c’est seulement en 1990 que Djelfa a fait ses premiers pas dans l’enseignement supérieur en inaugurant un INES, qui a drainé quelques dizaines d’étudiants seulement. Qui aurait cru, à ce moment là, que cet insignifiant INES, qui souffrait d’une insuffisance en capacité d’accueil et d’une organisation incohérente, allait, 20 ans plus tard, connaître une métamorphose complète débouchant ainsi sur « une université au sens moderne du terme », comme l’a signalé le ministre. Pourvue aujourd’hui de 12 000 places pédagogiques sur une assiette de terrain faisant 96 hectares et pour une capacité de 6500 lits, l’université (un statut récent : 2009), rayonne sur 5 facultés composées de 15 départements et d’un encadrement pédagogique relevé atteignant 480 enseignants dont 40 de rang doctoral.

105 enseignants ont été recrutés en 2009/2010. Mue constamment par de nouvelles ambitions, cette université, qui accueille cette année près de 18 000 étudiants, affiche l’ambition de lancer 17 masters vers de nouvelles spécialités ainsi que13 nouvelles licences. Le seul bémol, qu’on peut apporter à ce progrès, reste incontestablement le logement destiné au personnel enseignant, bien que 50 logements soient en voie de réalisation et 70 en voie de lancement. La nouvelle qui réjouit reste certainement l’acquisition récente d’un terrain de 120 ha en vue de la construction d’un 2e pôle universitaire devant accueillir 8000 autres places pédagogiques, 4000 lits et un restaurant central immense.

A ce rythme de croissance, on serait bien curieux de savoir à quel niveau se situera l’université de Djelfa en 2014, lorsqu’elle drainera aisément plus de 30 000 étudiants !

Par Abdelkader Zighem
ElWatan

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Commentaires (2) Trackbacks (0)
  1. On ne sait plus qui fait quoi !

    Si c’était pour émettre un satisfecit sur l’avancement des travaux de construction , le ministre de l’habitat aurait été plus indiqué que celui de l’enseignement supérieur.

    A ma connaissance une université se juge à la qualité de ses diplômes, pas au nombre d’hectares qu’elle occupe, les chiffres assénés nous ramènent à l’article précédent sur « le plus grand machin… »
    voilà une université ( et elle est loin d’être la seule) qui préfère la quantité à la qualité et dont l’encadrement est félicité, comme un vulgaire chef de chantier, pour l’avancement des travaux. Triste !!!
    Autant nommer comme recteur, un entrepreneur dynamique ( et Dieu sait si nous en avons) et comme ministre des universités un promoteur immobilier, ils seraient bien plus efficaces !
    L’université algérienne fabrique à la chaine des zombies, « analphabétes bilingues », selon la sagesse populaire et toute la société s’en ressent. L’université est le moteur du developpement, c’est la matière grise qui, avant tout, fait émerger les peuples.
    Une publcité française disait , il y a quelques décennies : « ils ont du pétrole, nous avons des idées », ce constat est, hélas, cruellement vrai.
    Après les « coopérants » egyptiens,bulgares, soviétiques des
    années soixante dix, nous voilà encore redevables à nos amis cubains pour nous soigner,pendant que nos responsables crient victoire pour quelques batisses et quelques hectares de trottoirs coùteusement et laborieusement édifiés:
    Rassurons nous , faute d’une tête bien pleine, nos enfants auront toujours un toit bien fait sur une tête bien faite !

  2. Tout cela est tristement bien vrai.


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